mercredi 6 juin 2018


Regards critiques sur les pratiques médicales en vers les femmes et chemins de libération…

Comment le contrôle de leur corps et la médicalisation des cycles de vie s'inscrivent dans une longue histoire de dépossession des femmes de leurs savoirs et compétences ? Comment se réapproprier ces savoirs et créer et ré-inventer une nouvelle culture de transmission en matière de santé entre femmes ? Comment transformer les rapports de pouvoir qui s’invitent dans les relations soignant.e.s./soigné.e.s ?
Commet rendre la pratique médicale participative ?

Catherine Markstein, médecin depuis 1980, fondatrice et coordinatrice de l’ASBL Femmes et Santé depuis 2005, formée en conférence gesticulée par Le scop l’orage de Grenoble, en 2016.


jeudi 17 mai 2018

L'exposition du mois!


Exposition de Catherine DAVID

Correspondante de presse, romancière et poète, Catherine David expose pour la première fois à Grenouille une série de photographies prises au hasard de ses pérégrinations dans les brocantes, les vide-greniers, les bourses aux jouets… 
Baptisée « Objets inanimés... », cette exposition propose aux regards des images de poupées, ou objets dits « anthropomorphes », dont les diverses apparitions nous interrogent sur la fragilité de notre propre condition humaine et sur une société de consommation qui recale sans état d’âme les objets que le vert paradis de l’enfance avait choisis entre tous.



Objets inanimés…

Les poupées sont des objets singuliers. Tout d'abord parce que, contrairement aux autres objets, elles ont un regard, ou une sorte de regard qui leur confère une présence au monde. Si l’apparition de la vie a le pouvoir d’intensifier l’univers à l'endroit même où cette apparition se produit, la présence de l’objet anthropomorphe (qui a forme humaine) intensifie à sa manière l’espace. Il habite l’espace par le jeu du regard, mais aussi par la position du corps, par un geste, une certaine attitude qui nous renvoient à nos propres manières d’être au monde.

Ces objets singuliers, chargés d’une « inquiétante étrangeté » selon l’expression freudienne, habitent notre salon, notre jardin, et plus communément la chambre de l’enfant. Cette chambre, la poupée l’occupe d’une manière doublement singulière puisque l’enfant place en elle une part plus ou moins grande de son affection, de son amour. La poupée fait l’objet d’une attention particulière et sa matière inanimée puise dans ces sentiments enfantins si simples, si neufs, quelque chose d’une vibration, à l’image de ces statues de dieux hindous auxquelles on insuffle la vie lors d’une cérémonie rituelle, ou des images des dieux d’Égypte que les dieux réels habitaient pour de bon au plus sombre des temples, et qu’il fallait pour cette raison nourrir, habiller et parfumer quotidiennement comme des êtres de chair.

Or ces poupées saisies au détour de vide-greniers, de brocantes, de bourses aux jouets, sont des objets qui furent délaissés, abandonnés. Un beau jour, l’enfant n’a plus posé sur elles de regards tendres, de mains attentionnées. Et elles sont mortes de cet abandon, de cet oubli. Elles ont perdu « Le petit prince » qui les avait apprivoisées, comme le renard dans le conte de Saint-Exupéry. L’abandon de la poupée, c’est la magie de l’enfance qui s’envole.

Ces poupées semblent vouloir nous confier à l’oreille leur histoire, ayant de fait un passé plus riche, plus tourmenté que les objets à côté desquels elles patientent ; elles semblent nous appeler, nous retenir. Quelque chose demeure emprisonné dans l’épaisseur de leur matière, dans l’éclat voilé et souvent triste du regard.

Certaines images nous parlent aussi de notre société de consommation qui destine au rebut jusqu’aux objets qui nous furent les plus chers, jetant au néant, dans le même élan cynique, les verts paradis de l’enfance. Ils sortent des chaînes de fabrication industrielle pour rejoindre les rayons de la grande distribution, puis les mains de l’enfant, puis le trottoir des vide- greniers. Une vie en somme, presqu’un destin, une fragilité qui, bien sûr, nous renvoient à notre propre fragilité, à notre propre vie.

Les bébés en peluches des fêtes foraines de Saint Gal n’ont pas encore connu l’amour. Ils n’ont pas encore rencontré leur Petit Prince. Mais qui ne lirait dans leur regard la peur, une certaine appréhension de ce qui les attend au dehors, lorsque le grappin les aura saisis pour les expédier dans l’autre monde, dans notre monde ? Virgile a écrit dans l’Enéide « Il y a des larmes dans les choses ». Il y a des larmes dans ces objets inanimés, dans ces natures mortes presque vivantes, dans ces images silencieuses qui ont tant de choses à nous dire. 

Catherine DAVID
 

mardi 8 mai 2018

Samedi 12 mai à 21h 

Concert Hoxy More
 
 
 
 
 
Elle caresse de ses chaussettes sa pédale de loop, fait glisser ses dix doigts sur sa guitare folk et son clavier, et se laisse envahir par les vibrations de sa voix pour délivrer, seule sur scène, ses compositions.
Son timbre est clair et léger, sa puissance vocale maîtrisée. Avec son écriture mélancolique, elle nous raconte l'amour foireux et rarement chanceux, la quête du bonheur, la poursuite de ses rêves et la force de l'espoir. Ces performances live sont authentiques, et son humour, tout en finesse. De quoi se laisser envoûter et emporter par son univers bienveillant. 

Hoxy More a été la première partie de Johnny Hallyday en Juillet 2015 au stade de Bram (71), et gagna le tremplin 100% femmes organisé par Offprod en octobre 2017. 
 
Participation libre.
 
 

jeudi 26 avril 2018




Le duo FREEDOM STREAM est né de la rencontre de deux musiciens, Jacques Perrot et Renaud Gillet, dont les feux intérieurs brillent de tous les univers et planètes musicales qu'ils ont abordés et explorés.
Au travers de compositions et d'improvisations, ils partagent avec le public l'énergie, l'émotion et la sensibilité aussi bien du classique que du rock, du blues, du swing, du jazz ou des musiques du monde.


Soyez tous les bienvenues pour un voyage musical riche et intense en plaisirs et émotions.



lundi 2 avril 2018

Spectacle « La voix est libre, et vous? »

Je chante, je me chante, je chante mon corps et mes mots, mon souffle et mes embuscades.
Vous venez m’écouter avec les yeux, les pieds, les oreilles, peut-être ?

L’instrument que je suis chantera pour vous.
De questions en poèmes en chansons en improvisations, nous créerons le silence, l’espace tendu sur le temps. Une histoire de connivence.

Parce que le travail d’une voix dure toute une vie
Parce que le mien tourne autour de la fluidité, d’une certaine notion de liberté
Parce que je le partage dans de nombreux cours ou stages
Je voudrais vous emmener visiter, vous mener par la paume, vous perdre, un peu, peut-être, rien ne sera sûr, ne vous rassurerai donc pas.

Vous pouvez visiter le site du spectacle que vous ne verrez pas parce qu’il se transforme et se déguise : http://ceciles.wixsite.com/cecile-sternisa

Mais Chut ! La voix est libre, allons-y !



mercredi 14 février 2018

"Attention, pensez bien à réserver dès maintenant!!"


The Seventies Revival en concert. Marilyne, Cathy et leur insondable manager Johnny Rivers reviennent à Grenouille avec leur New show qui vous transportera « Jusqu’au bout de l’infini ». 
De Peter et Sloane à Mylène Farmer via Didier Barbelivien et John Travolta… Cette fois les Seventies prêtent aussi leur voix aux stars des années 80. 
Mieux que des sosies, mieux que des hologrammes, les Seventies font revivre toutes vos idoles. 

Réservation conseillée au 06.62.68.65.91 ou 04.71.77.45.12.


jeudi 1 février 2018

Un concert exceptionnel!


Samedi 10 février 20h30


Concert d’Anthony Castin, 


La harpe contemporaine



Après un parcours au conservatoire et à la faculté de musicologie de Besançon, Anthony Castin a poursuivi ses études à Lyon où il a obtenu en 2009 le Diplôme d'Etat d'enseignement de la harpe. Il a depuis travaillé au sein de différentes écoles de musiques en région lyonnaise et grenobloise. Il enseigne aujourd'hui à l'Oiseau-Lyre, école de harpe au Puy-en-Velay fondée en 2014, et va très prochainement intégrer l'école de musique du brivadois.

Il joue notamment au sein du duo Soloveï (avec la soprano Anda Peléka) et duo duo Esmerillon (avec la flûtiste Elif Tepe) et collabore régulièrement avec des choeurs (maîtrise de la cathédrale du Puy, ensemble vocal Petites Voix...).

Il propose au café-librairie Grenouille un programme solo de musique contemporaine, avec des oeuvres de Ton-That Tiet, Philip Glass et Toshio Hosokawa. Des "clefs d'écoute" seront données afin de mieux appréhender cette musique.

Participation libre.

samedi 6 janvier 2018

Nuit de la lecture  

à la bibliothèque de Langeac rue Jean Joseph Debrun

Samedi 20 janvier de 17h à 21h,
la bibliothèque et le café-librairie Grenouille vous invitent !

 

Au programme de cette aventure nocturne magique, 

ludique et festive :


Pour les petits :

- 17h30-18h à la bibliothèque : lectures en pyjama (4 ans et +) sur le thème de la nuit

- 17h30-20h (libre) à la bibliothèque : zoom sur l’œuvre de l'illustrateur Chris Haughton, dessins et coloriages. Lectures d’albums sur un tapis-lecture Chris Haughton.

- 18h-18h45 à la bibliothèque : chasse aux livres avec une lampe torche. Regroupez les indices cachés parmi une sélection de 40 albums jeunesse sur le thème et gagnez peut-être des cadeaux !

- 17h30-20h (libre) à la bibliothèque : présentation de la collection "Pyjamarama" (Editions Rouergue), des ouvrages en ombro-cinéma, une technique ancienne d'animation

- 19h-19h30 à l’hôtel de ville : découverte de l’appli numérique poétique "Dans mon rêve" (projection sur écran)

- 18h à 20h (libre) : lectures libres parmi une sélection de livres

- 18h-20h à la bibliothèque : ateliers créatifs (jeux d’ombres, photophores, hiboux, papertoys, etc.)

- 19h30-21h à l’hôtel de ville : projection du film d’animation Contes de la nuit de Michel Ocelot

Et pour les grands :

- 17h 30-20h (libre) à la bibliothèque : jeux littéraires (quiz)

- 18h-20h à la bibliothèque : lectures impromptues à voix haute avec Les grenouilles liseuses du Café-Librairie Grenouille.

- 18h-20h à la bibliothèque : atelier d’écriture sensible sur les rêves et la nuit avec l’association Les tisseurs de mots

Participation du café-librairie Grenouille (sélection de livres adultes, vente) 


L’occasion de découvrir ou redécouvrir, dès la tombée de la nuit, la richesse de la bibliothèque sous une lumière nouvelle !

vendredi 15 décembre 2017


Jusqu’à la fin du mois de décembre nous vous proposons une exposition de quelques œuvres du photographe naturaliste Gérard Gardès.


Originaire de Monistrol-d’Allier, Gérard Gardès vit non loin de Saugues, à Saint-Préjet d’Allier. Depuis une dizaine d’années, il part tôt le matin dans la nature altiligérienne demeurée sauvage : la vallée de l’Allier, la haute vallée de la Loire, la Margeride, débordant parfois sur la Lozère, l’Ardèche, le Cantal. Avant de sortir ses appareils et ses objectifs, il observe longuement le paysage, à l’oeil nu ou aux jumelles, guettant le passage des animaux qui vont leur vie au gré des saisons, des périodes de reproduction, des appétits, des migrations. Il relève la présence de plantes qui fleuriront bientôt, d’une atmosphère particulière, d’une brume, d’une lumière. Ses prises de vue sont dictées par le calendrier naturel. « La plupart du temps, je sais en partant le matin ce que je vais photographier pour avoir observé et repéré en amont, explique le photographe. Par exemple c’est à l’automne, pendant le brame, que le cerf est le plus « abordable ». Pour le saumon qui remonte l’Allier, il faut attendre mai juin. Mes rencontres avec les animaux ne sont pas furtives. Je peux dire que je les ai prévues ». Ces entrevues distantes (les bêtes ne voient pas le photographe caché par le relief et quelques filets de camouflage) peuvent durer des heures. Ainsi dissimulé, Gérard Gardès, armé cette fois de son matériel, peut saisir le loutre, le passereau, le faucon pèlerin, la chouette, l'écureuil, le hérisson, le circaète, la salamandre… 


De ses innombrables prises et de son travail de patience, il ne montrera au public que le meilleur : l’image miraculeuse qu’il découvre parfois lui-même avec bonheur sur grand écran. L’image où l’animal confie sans le savoir au photographe sa beauté intime dans un élan de grâce et de fragilité, dans une lumière favorable, dans un écrin neigeux, dans un berceau de mousse, dans un regard qui croise involontairement le sien. Car chaque photographie de Gérard Gardès est source d’émerveillement, comme cette rencontre qu’il fit d’un renard dans la forêt au coeur de l’hiver. « J’attendais et soudain il est apparu dans la neige. Il n’y avait aucun bruit. Ce fut une rencontre loin des chemins, loin de tout. Cette photo que j’ai pu faire ce jour là résume pour moi toute la vie sauvage ». 


Archives lumineuses d’une nature menacée, les œuvres de Gérard Gardès sont aussi des compositions, comme des peintures, où règne l’harmonie des couleurs. Et c’est un autre aspect du miracle.  


lundi 20 novembre 2017

Une Grande Dame est passée samedi soir à Grenouille!
Depuis, il pleut des commentaires:

" La grande classe, hier c’était très beau, des chansons profondes et légères à la fois; mais aussi une soirée littéraire, une immertion dans la pensée de femmes inoubliables telles que Marguerite Yourcenar, Colette, Sylvie Germain, Annie Lebrun, Hannah Arendt… "

" Le concert d'hier soir était magnifique, exceptionnel "


Merci Véronique Pestel.

mardi 14 novembre 2017

Samedi 18 novembre 20H30
 

Concert de Véronique PESTEL 
 
« Paroles de sages, femmes de parole »

Lorsqu’elle parle en poète en faveur du vivant, Véronique Pestel mêle ses chansons à des textes qui l’accompagnent depuis longtemps dans sa quête de la sagesse.



Participation libre.